Page de liberté où les mots s'envolent...

Pour toi qui te croit guerrier pacifique.....

La fougue de la jeunesse te fait descendre au milieu du fleuve pour le remonter et le combattre...et justifier que ce fleuve est mauvais car tu te prends des troncs d'arbres dans la figure. Puis à force de blessures tu comprends qu'il vaut mieux en sortir, aller sur la berge. Et tu observes...

Alors tu décides de remonter vers la source. Tu replonges régulièrement dans l'eau puissante par habitude mais en ressort plus vite. Et l'observe à nouveau...Encore et encore.

Un jour te voilà à sa source.

Là tu te sens tout puissant et te dit : " d'un doigt je pourrais te tarir ou te dévier !"

Mais tu as appris à écouter, regarder, aimer.

Alors tu comprends que la lutte et le pouvoir sont à l'origine de tes problèmes de troncs d'arbres dans la figure...pas la source de l'eau.
Tu comprends que ton réel pouvoir peut t'être révélé en t'ouvrant au changement, à toi.

Assis au milieu de la source, tu laisses ton être authentique rayonner avec la source...et tu comprends. Tu comprends que la source c'est toi.

Dans cette connexion lumineuse tu décides de descendre au fil de l'eau et te découvre enfin.

De cette découverte l'harmonie te montre un fleuve merveilleux qui s'écoule en toi, hors de toi et dont la puissance a pour égale ton ouverture à la vie, ta vie.

Un guerrier ne sera jamais pacifique mais s'il découvre sa vérité, dès son armure déposée, il verra, il saura, il sera.
La paix n'est pas un combat, la paix c'est juste être soi.

Et être, c'est juste.

 

Rêves éveillés, d'Hugues-Henri Chambon

Ne pleure pas                                          
Bel dame oiselle,                                           
Le sel de l'âme,                      
Est l'or de ton feu sacré,  

                 

 Ne pleure pas, 

Petite fille,

Les larmes s'évaporent

Sur l'aube dorée.

 

 Ne pleure pas,

Petite fille,

Rien ne se noie,

Dans les armes de l'ire brûlée.          

     

Chante et danse !
Sur les volutes sonores,
De ton cœur apeuré.

 

Chaque pas,
Éloigne l'obscure brume,
Des dols frayeurs,
Toutes les trilles,
Dissipent l'enrageant désespoir,
Des crépuscules vaincus...

 

Ouvre les mains
Dans un sourire,

 

Goûte le mistral
Des fols amants,

 

Glisse sur l'onde
Du feu des Dieux

 

 

 

 

 

 

Soit ton toît où tu habites

et l'habit où tu vis

et la vie où que tu sois.
Ca va de soi!

 

 

 

Regarde au dessus de la chorale


Comme un brouillard

 

fluctuant


Flotte et virevolte atonale


Ivre vibre libre, l'énergie unie


Des êtres chantants

Ressent tout autour des êtres méditants
Comme des vibrations rayonnantes
Pulsent et pétillent naïvement
C'est les mantras des boddhisatvas

Ose regarder ce qui ne se voit
Ose y penser même sans liberté
Pose raison, c'est hors horizon,

Visite l'école des noirs savoirs
Où l'on apprend la synergie des désespoirs


Egrégore des impuissants
Menés par les maîtres au service des puissants


Pour mieux l'ignorer, l'oublier, l'évaporer,

Contemple tous ces écrans
Qui martèlent l'ignorance enrobée de noire lumière
Synergie des voleurs de temps
Egrégores des aurores estompées
Et rejoint ton propre rythme liberé

Et plonge comme une goutte d'eau
Dans les océans fluctuants
Ô divine onde des sol invictus

Et songe comme une offrande
Entremêlée et virevoltante
Librement, passionnément
Des gens libres pensant

La couleur du temps se dore
Des égrégores au fil du vent
Enfants des temps nouveaux
Synchronise et onirise
Et devient vent
...Chaman Chassant les faiseurs de néant.
offrant comme des amants
La belle énergie du firmament

Aimez vous,
Aimez ce que vous osez semer,
Semez ce que vous aimez...
Libres vous serez.

 

 

 

 

 

 

Oui ce jour commence
Unité de l'être
Illuminé d'un soleil intérieur.
Merveilles et délices de chaque jour
Et toutes belles ou tout beau
Les récoltes et les fou-rires
Chaque jour, le bon heur
Belle fleur

 

Poèmes d'Hugues-Henri Chambon

 

La méditation, c'est transcender la conscience de soi et se fondre dans la conscience cosmique.
Libéré des motifs égoïstes de l'ego, nous mûrissons avec élégance,
majestueusement, dans l'amour, la bénédiction, la paix parfaite et la compassion. Toute la fatigue, toutes les blessures pour acquérir, pour posséder, pour tenter
d'être quelque chose que nous ne sommes pas, disparaissent et sont emportées par les
énergies pures et curatives de l'être.
Une fois fondus dans l'Unité, nous ne pouvons jamais plus être divisés,
fragmentés, nous ne pouvons plus être de nouveau poussés à l'agression, à la haine, à la violence envers les autres et envers nous-mêmes.
Dans nos vies actuelles, nous sommes déracinés, mais dans la méditation, nous retrouvons notre essentiel et tous les sentiments de solitude, d'aliénation, d'insécurité
s'évanouissent spontanément.
La méditation, c'est la pleine prise de conscience qu'il y a davantage dans un être humain et dans la vie que la seule existence matérielle, biologique, sensuelle, la prise de conscience que chaque être est potentiellement divin.
La divinité habite à l'intérieur de chaque être humain comme une graine qui, par la croissance et la maturité de l'être, révélera sa bienheureuse, pure, rayonnante et compatissante essence.
Nous n'avons pas besoin de créer la divinité, l'incommensurable au-delà du temps et de l'espace, le toujours-pur au-delà de la pollution et de la contamination, la totalité au-delà des divisions et des fragmentations. La divinité EST. Si nous nous libérons nous-mêmes de l'esclavage des illusions centrées sur soi, si nous
pénétrons l'obscurité de
l'ignorance, la divinité est une réalité.

Traduction par P.& M.Hanriot de « Meditation, a way of life » de Vimala THAKAR édition de 1985, uniquement destinée au groupe d’étude.